J’ai fréquenté un homme plus âgé que moi. Avantages, inconvénients et souvenirs de cette relation un peu différente.
Oui, il a connu les années 60, mai 68, de Gaulle, et le premier homme sur la lune. Pas dans les livres ou lors d’émissions à la télévision. En vrai. Comme un vieux qu’il est. J’abuse. Comme un homme plus âgé que moi.
Il n’y a pas si longtemps, les hommes de son âge étaient intouchables, à l’instar d’une figure paternelle. Et en avançant en âge, et en fréquentant, travail oblige, des hommes plus âgés, je me suis dit qu’on pouvait avoir la quarantaine et encore assurer, un peu comme George Clooney.
Mon George à moi a pile 10 ans de plus que moi. C’est une vie, ça. Quand il me raconte ses expériences sexuelles datant de 1982, je ne peux m’empêcher de lui dire que j’étais alors en CE2. Et de me souvenir que j’avais 8 ans tandis que lui était déjà sexuellement actif. Ça fait bizarre quand je le réalise.
Nous n’avons donc pas le même vécu, et nos phases de vie, telles que l’enfance, la jeunesse, le premier amour, ne se situent pas dans le même contexte. Il me parle du début de sa sexualité débridée à la fin des années 70, quand le Sida n’existait pas ; un morceau de Earth Wind and Fire lui rappelle ses folles soirées au Palace, alors que ce sont des images d’archives pour moi. Bref, il y a un petit décalage. Il a plus de vécu, plus d’expériences, plus de vie de couple, plus d’ex.
A ses côtés, je me sens étrangement jeune, mon petit vécu me semble presque insignifiant face à quelqu’un qui a des amis depuis 25 ans, voire 30 ans, et qui de façon générale mesure le temps en décennies. Pour peu, je me ferais des couettes pour siroter la menthe à l’eau qu’il m’offre.
Je teste donc cet homme plus âgé, et je découvre vite des côtés très agréables : il est gentleman, il a appris comment bien traiter une fille et « assurer » de façon générale. Il se connaît et il ne cherche pas à se rassurer dans le regard des autres.
En négatif, du fait de son expérience, il croit tout connaître ou avoir tout vécu (ou presque). Il se la joue parfois façon vieux briscard sur le retour. Il a l’impression de ne plus rien avoir à découvrir. Et il a des enfants que j’inclus dans le paquet « passé encombrant », mais de cela, je parlerai une autre fois.
Sexuellement, c’est un choc. Lui me pensait timide voire coincée (il ne connaissait pas l’effet du feu sous la glace ) ; de mon côté, je me demande “est-ce qu’il bande encore facilement ?” ou « est-ce qu’il a des attentes différentes de la part d’une “petite jeune” » ? . J’ai donc déjà l’agréable surprise de découvrir un corps magnifique, superbement entretenu, à faire pâlir d’envie des hommes ayant 20 ans de moins que lui.
Nos ébats commencent sous le signe de son assurance : il mène la danse, il veut me montrer qu’il sait ce qu’il veut et que je n’ai qu’à me laisser aller. Sans doute que les choses se sont passées ainsi avec d’anciennes petites amies. Mais il sent vite que j’ai mon mot à dire, que je ne suis pas passive, et très vite c’est moi qui lui dis quoi faire et comment le faire. Ça le laisse pantois, il en restera plusieurs nuits sans dormir : moi la petite jeune, je viens de bouleverser l’esprit de ce George un peu machiste, qui a eu beaucoup de conquêtes, qui croyait tout savoir des femmes.
Sans être dans une relation dominant / dominé, il se sent, et le dit autour de lui, comme un élève qui prend des leçons auprès de sa maîtresse. Il a la sensation de découvrir de nouvelles sensations à chaque fois, et me fait me sentir femme : je n’ai pas du tout l’impression que le quadra se tape la petite jeune. Il n’essaye plus de mener la danse, il se laisse emporter.
Je me souviens ainsi qu’après des préliminaires toujours fougueux, je lui ai imposé un petit rituel que nous faisions d’habitude après avoir fait l’amour plusieurs fois. Il a tenté de protester en disant « d’habitude, on fait ça à la fin », tandis qu’il craquait tandis que je lui rétorquais en m’activant « mais dans ce domaine là il n’y aura jamais d’habitudes, t’as pas encore compris ? ».
Je craignais des érections défaillantes et je constate avec plaisir que toute la tuyauterie fonctionne à merveille, il lui faut sans doute un peu plus de récupération entre deux étreintes qu’un petit jeune, ce qui ne me dérange pas… car j’ai besoin de souffler moi aussi.
En terme d’environnement, et c’est là où cela devient délicat, il m’est plus difficile de trouver ma place auprès de ses amis qui ont son âge, ou plus, voire parfois des enfants proches en âge du mien. C’est sans doute la principale difficulté avec un partenaire plus âgé. Pour le reste, je pense que l’expérience en vaut la peine.
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J’ai connu deux femmes avec lesquelles j’avais une grande différence d’âge. A 22 ans, j’ai eu une liaison de six mois avec une femme de 20 ans mon aînée. Et à 30 ans, j’ai vécu une relation de trois mois avec une jeune femme de 21 ans. Retour d’expérience, sans prétention à généraliser.
Dans le premier cas, je n’ai pas ressenti de réel fossé, de grande différence d’âge.
Elle avait effectivement 42 ans, mais elle en faisait 35, et de mon côté à 22 ans, j’en faisais 25. Quand nous discutions, nous ne sentions pas de différence. Bien au contraire, elle a été la première femme avec qui j’ai ressenti une réelle et totale complicité.
Sexuellement, nous ne ressentions pas non plus d’écart significatif. Certes, je n’avais connu qu’un seule partenaire avant elle. Certes, elle avait commencé sa vie sexuelle bien avant moi. Mais en fait, elle n’avait connu que deux amants avant moi: son premier mari et son deuxième mari. Et visiblement, ceux-ci étaient restés tout à fait “classiques”…
Au total, nous nous découvrions et nous découvrions tous deux de nouvelles sensations. Elle n’avait jamais connu l’amour en voiture, dans la nature, dans les hôtels, sur la moquette du bureau. Et de mon côté, même si je connaissais toute la théorie, je n’avais à l’époque jamais expérimenté le bonheur de faire l’amour à une femme pendant des heures, de la câliner, de recommencer plusieurs fois. Elle m’a fait découvrir le sexe oral, que ma première partenaire refusait absolument, et même si elle n’était pas très douée, ce fut une révélation.
C’est à partir de ce moment-là que j’ai pris plaisir à lécher pendant des heures (bon, disons plusieurs dizaines de minutes…) !
Bref, je n’ai pas souvenance que la différence d’âge ait osé un quelconque problème et je ne garde que de bons souvenirs de cette période, hormis bien sûr le fait qu’elle était mariée, donc pas aussi libre de son temps et de ses mouvements que nous l’aurions voulu, et qu’il était hors de question qu’elle divorce et change sa vie pour moi.
Le seul moment où nos 20 ans de différence ont justement posé souci, c’est quand nous évoquions un éventuel (mais peu probable) avenir ensemble, où elle me demandait ce que je ressentirai pour elle quand j’aurai 30 ans et elle 50…
Avec le recul, je me dis que cette rencontre et cette liaison ne pouvaient avoir lieu qu’à ce moment très précis de nos vies. Plus jeune, j’aurais été trop inexpérimenté, moins mature et je ne lui aurais sans doute pas plu. Plus âgé, je n’aurais peut-être pas voulu d’elle, de cette relation adultère, de notre différence d’attentes face à la vie.
C’est probablement cette différence de vision de la vie, d’attentes, d’espoirs qui a très exactement amené l’échec de ma seconde relation, cette fois-ci avec une femme bien plus jeune que moi.
La plupart de mes partenaires ont été plutôt plus jeunes que moi, mais la différence d’âge était restée minime: un an, deux ans, trois ans et demi… Même si le fait est que j’ai toujours fait plus vieux que mon âge “civil”, que j’ai toujours été “en avance” psychiquement, que la plupart de mes amis sont plus âgés que moi, la différence se faisait sur la maturité, non sur l’âge en lui-même. Ces filles plus jeunes, souvent moins matures ou tout simplement plus instables, plus fragiles, trouvaient en moi une stabilité et une assurance qui les rassuraient.
De mon côté, je préfère globalement les filles qui font “jeune”, pour leur fraîcheur physique, notamment de la peau, mais aussi pour leur personnalité. Etant moi-même d’un naturel assez sérieux, réservé voire froid, j’aime avoir près de moi une femme enjouée, joyeuse, vive, qui va me bousculer et m’inciter à me bouger.
Le “coup de foudre” avec cette Américaine de neuf ans ma cadette est donc à la fois surprenant et explicable.
Je devais l’héberger lors de son séjour en toute gratuité et amitié, nous avions juste un peu discuté par internet, sans vraiment chercher à nous connaître. Mais dès que je l’ai vue sur le pas de ma porte, elle m’a plu. Mais je suis resté poli et courtois, comme à mon habitude, sans familiarité excessive car je pensais n’avoir aucune chance avec elle. Ma courtoisie à la française lui a semblé bien froide par rapport à la familiarité qui prévaut aux Etats-Unis, notament en Californie, et elle m’a expliqué plus tard que les deux premiers jours, elle avait cru que je ne l’aimais vraiment pas, tant je lui semblais distant.
Mais le troisième jour, je l’ai emmenée faire mon spécial “Paris by night and by bike tour” et aucune femme ne peut résister au romantisme d’une balade dans Paris à moto la nuit au printemps…
Curieusement, je n’ai pas été marqué par une sensation de grande différence d’âge.
Bien sûr, nous avions de très grandes différences de culture et de personnalité. Il n’y a pas grand-chose de commun entre un Français de 30 ans, un peu “vieux jeu”, journaliste dans la plus grande agence d’informations du monde, et une étudiante américaine en histoire de l’art de 21 ans qui effectue son premier voyage hors des Etats-Unis.
Avant toute chose, c’est l’amour de la vie et de ses plaisirs qui nous réunissait. Outre le sexe, qui fut très fort et très intense tout au long de notre relation, nous aimions manger et boire ensemble, découvrir de nouvelles saveurs, des plats, des vins… Des pays aussi, car nous avions le goût des voyages. Les trois jours passés ensemble à Venise restent inoubliables.
Autant elle avait 21 ans et en faisait 18, autant j’avais 30 ans et en faisait cinq de plus, autant nous ne ressentions aucune différence au lit. Elle m’a avoué qu’elle s’était posée des questions, qu’elle se demandait si j’arriverai à “assurer” comme ses précédents partenaires de 20 ans ou en tout cas de moins de 25 ans. Ce qui fait qu’elle a été la première surprise le soir où nous avons recommencé trois fois de suite. Ce fut d’ailleurs un grand sujet de plaisanterie entre nous.
Pour le reste, nous nous sommes inscrits très vite dans une relation dominant-soumise qui nous plaisait à tous les deux et nous excitait beaucoup. C’est moi qui lui ai demandée si elle avait envie de devenir mon esclave sexuel (et uniquement sexuel, elle était mon invitée, c’est donc moi qui accomplissais toutes les tâches ménagères), et c’est par un grand sourire (la suite reste privée) qu’elle m’a répondu.
Plus tard, nous sommes allés plus loin, essentiellement dans les mots, elle a accepté et aimé que je l’appelle “ma petite salope” (“my slut”, qui désigne une femme avide de sexe, et pas un comportement répréhensible de garce, qui se dira alors “bitch”), voire exceptionnellement “ma pute” (mais le mot anglais de “whore” n’a pas la même connotation négative, mercantile, que le terme français qui sera plutôt traduit par “hooker”).
Si nous avons exploré la quasi-totalité des pratiques orales et anales, nous sommes toujours restés dans une sexualité exclusivement de couple, sans violence physique, sans humiliation, sans la moindre composante sado-maso, ni penchant pour l’exhibitionnisme.
Cette domination sexuelle ne se ressentait pas vraiment dans nos rapports personnels car elle possédait une forte personnalité et était loin de se laisser faire dans la vie de tous les jours.
Nous discutions d’ailleurs tout à fait librement et c’est bien en évoquant l’avenir de notre relation que l’effet de la différence d’âge s’est fait ressentir. Je lui proposais une relation sérieuse, durable, sans parler ni mariage, ni enfants, ni même vie commune à court terme, mais quelque chose de sérieux. Au début, l’idée a semblé lui plaire et elle a sauté de joie quand je lui ai offert une bague de fiançailles (tout à fait officieuses).
Après analyse, il semble qu’elle ait surtout apprécié le fait de recevoir pour la première fois un aussi beau bijou (bague en or blanc et diamants, quand même) qui était pour elle la preuve de l’intensité de mes sentiments. Elle aimait se sentir aimée, désirée, même si elle n’était pas vraiment amoureuse.
Elle était encore très jeune, instable. Après quelques “flirts” d’adolescence et un ou deux premiers partenaires, elle avait subi un viol à l’âge de 17 ans de la part d’un ex-collègue de travail et en avait gardé une sorte de défiance à l’encontre des hommes, qui tournait parfois à la détestation combinée à l’envie. Avant de me rencontrer, elle avait vécu pendant plusieurs mois une relation lesbienne avec une fille qui faisait tout de même très masculine, conclue dans une rupture qu’elle ne digérait pas très bien. Bref, une très jeune femme qui ne savait pas exactement où elle en était…
Quand je suis allée la rejoindre en Californie, elle se demandait beaucoup comment sa famille allait réagir devant un Français de 30 ans dont le front commençait à se dégarnir. Apparemment, il n’y qu’à elle que cela posait problème, les parents m’ont accueilli à bras ouverts, la grand-mère m’adorait et si nous ne dormions officiellement pas dans la même chambre, ils ne surveillaient vraiment pas les allées et venues continuelles, de jour comme de nuit.
En résumé, aucune femme ne m’a plu expressément parce qu’elle était beaucoup plus âgée ou plus jeune que moi. Ce n’est pas quelque chose que j’ai pu rechercher. En un sens, j’estime donc ne pas avoir vécu de relation fondée sur la différence d’âge, n’avoir jamais été le “George Clooney” d’une femme ou son “démon de midi” ou le “diable au corps” comme dans le roman de Radiguet.
mai 24, 2009 at 9:14
Ce qui me taraude, c’est l’histoire entre l’homme plus jeune et la femme plus âgée. Je suis dans cette situation; il y a en plus une distance énorme entre l’Europe et l’Outre Atlantique.
Qu’en pensez-vous.
“Cordialement” Nanuhka